Chapitre 4

 

Le revenu universel est intégralement gardé il est en liquide et sanctuarisé. C’est l’hypothèse de Baptiste Mylondo : Il existe beaucoup de définitions, variant sur certains détails, mais globalement tous les promoteurs de cette idée s’accordent sur 3 principes fondamentaux. L’allocation universelle est un revenu :

  • Versé sans condition et sans contrepartie,
  • Perçu tout au long de la vie, à titre individuel,
  • Et suffisant pour vivre au-dessus du seuil de pauvreté, pour accéder aux biens et services essentiels et pour pouvoir se passer durablement d’emploi.

Ce revenu, qui viendrait remplacer une part des aides déjà existantes (uniquement les prestations non contributives auxquelles le revenu inconditionnel viendrait se substituer parfaitement et avantageusement) permettrait de reconnaître la création de richesse produite par tous, puisque nous créons tous de la richesse, quelques soient nos activités. À ce titre-là, tout le monde a droit à une partie de la richesse. Les objectifs majeurs de cette proposition sont de plusieurs ordres :

  1. Lutter contre la pauvreté.
  2. Lutter contre les inégalités, car la lutte contre la pauvreté est insuffisante : nous ne pouvons pas se contenter de « mettre les gens au-dessus du seuil de pauvreté » et laisser les écarts se creuser entre différentes classes de la société.
  3. Remettre en cause le primat de la « valeur travail ». Dans notre société, nous pensons que c’est par l’emploi que tout doit passer… Nous avons « décidé » de penser l’organisation sociale de cette manière, mais, selon moi, ce n’est pas la plus efficace.
  4. Remettre en cause la société de consommation, basée sur le concept du « toujours plus ».

Voilà ce que dit Baptiste Mylondo philosophe et économiste remarquons que le revenu universel n’est pas repris, il n’est pas imposable, il est versé en liquide et il coute plus de 450 milliards parce que rien n’est repris.

Comme Yves Cochet il remplace un certain nombre d’allocations mais il reste plus de 300 milliards ce qui n’est pas rien c’est une grande partie du budget de l’état. Les taxes sr la pollution, la taxe sur les revenus financiers ou taxe Tobin, une hausse de la TVA ont été évoqués. Mais le risque en  particulier pour la TVA est l’augmentation des prix et à terme l’effacement de l’effet revenu universel. Il opte donc pour l’augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée)  de 35 point autrement dit de 35% des revenus, c’est une autre société le revenu universel n’étant pas soumis à la CSG.

Concrètement cela donne quoi :

Pour 1000 euros net : 350 de CSG il reste 650 euros+750=1400 euros soit plus 400.

Pour 2000 euros : 700 euros de CSG Reste 1300+720= 2050

Puis cela va s’inverser

Pour 3000 euros 1050 euros de CSG 1950+750= 2700

Pour 5000 euros 1750 euros de CSG 3250+750=4000 soit moins mille

Nous avons un dispositif fortement distributif. Ce type de revenu est finançable mais ce sont des bouleversements, je ne sais si Benoit Hamon avait ce type de Revenu Universel en tête, mais cela peut se comprendre qu’il n’a pas trop développé, sinon il a raison de faire cela par étape et ensuite de voir suivant l’opinion suis c’est plutôt Baptiste Mylondo ou Yves Cochet qui est privilégié. Les deux sont partisans de la décroissance et dans les deux cas de figure cela rendra possible de petits salaires avec peu de temps de travail d’où une baisse importante du chômage.

 

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