Les bovins viande

 La consommation de soja est trop élevée 15% de la consommation globale, si l’utilisation du soja peut se justifier pour la production de lait la production de bovin viande est un luxe, nous pensons néanmoins que les bovins ont leur place dans le paysage limousin dans les parcours extensifs ou il n’est pas possible de cultiver quoique ce soit, le produit est exceptionnel et doit être réservé aux Dimanche, les différents trèfles Blanc ,violet, incarnat doivent être utilisés  en association avec les graminées la ou c’est possible. Les bovins viandes avec les prairies temporaires et le fumier améliorent les cultures suivantes, apportent de l’azote, autrement dit  nous sortons de la problématique 1 calorie  animale sous forme de viande = 10 calorie végétale consommée. 1 Gramme de protéines sous forme de viande= 7 grammes de protéines végétale. Calcul qui reste valable en cas de maïs ensilage et tourteaux de soja et non en cas de nourriture a base d’herbe majoritaire. De notre temps l’expression : « Il est bête a manger du foin » indiquait que contrairement a la vache nous ne pouvions digérer de la cellulose.  

Il est vrai que si la France ne manquait pas de viande au début  des années cinquante le lait manquait, le blé manquait et comme le remarquait René Dumont « il est absurde de donner des protéines pour produire des protéines » ce n’est pas discutable. En clair nous pouvons très bien manger du soja mais pas du trèfle donc si le bovin mange du  soja il fait directement concurrence a l’homme et c’est le drame de l’époque actuelle.

L’autonomie en protéines et en particulier vis-à-vis du soja OGM doit devenir un impératif en raison des multiples méfaits. Pour les éleveurs  de bovins lait l’augmentation des charges a eu pour conséquence de nombreuses faillites, ces charges sont les céréales et le soja, ces éleveurs ne sont plus que 60000 environ au lieu de 120000 en l’an 2000 ce qui est récent,  avec le chômage grandissant il serait bien que le nombre d’éleveurs augmente. Nous proposons de supprimer les primes aux céréales en particulier au blé et par contre les laisser pour l’avoine, triticale, et seigle, pour les éleveurs deux cents euros par hectare pour la luzerne, trèfles, seuls ou en association, cent euros pour prairie permanente. Aucune subvention pour le maïs.

Reconnaissance de l’agriculture durable avec un prix garanti pour le lait pour les agricultures durables : Méthode type André Pochon, Agroecologie, Agriculture Biologique (circuits déjà en place). Les prix sont de 300Euros la tonne environ actuellement ce qui n’est pas beaucoup soit moins de trente centimes par litre, nous proposons 50 centimes de plus pour les agricultures durables avec néanmoins un quota qui permettra de ne pas faire de stock, ni les désastreuses subventions a l’exportation. Le but est l’autonomie.

En toute logique le soja OGM devrait être interdit puisque la culture est interdite en Europe, quelles sont les conséquences sur les animaux et en définitif sur les consommateurs (mystères et boule de gomme) avec le retour de la consommation de 1973 ; le soja européen pourrait suffire, le colza produit actuellement couvre presque les besoins de tourteau de l’époque, rappelons que le colza est très riche en OMEGA 3, comme le lin, la luzerne, l’herbe printanière, ce qui donnerait du lait, du fromage, et de la viande bien meilleurs pour la santé. Le bénéfice secondaire de l’autonomie en protéines est une économie pour la sécurité sociale.

Pour les céréaliers quels bénéfices ?.

Tout d’abord qu’elle est la production ?. Sur les 29 millions d’hectares , 4,9 millions sont consacrés a la culture du blé, 1,6 millions a la culture d’orge, 1,6 millions de maïs grain, 508000 hectares de blé dur soit 9,1 millions d’hectares de céréales, 10 millions d’hectares toujours en herbe.

Que devient le blé ?.

L’exportation est en grande partie à l’intérieur de l’Europe le reste vers d’autres pays, il n’est plus subventionné a l’exportation

L’alimentation animale est deux fois plus importante, que l’alimentation humaine voir plus car l’autoconsommation est souvent le fait des animaux.

Autrement dit le blé en France est dans un état de surproduction, alors que les légumineuses sont gravement déficitaires

Nous proposons une fois de plus des quotas avec un prix plancher puis des primes pour la luzerne (au moins 250 euros l’hectare, puis 200 environ pois féverole, lupin lin et chanvre)

La luzerne permet de limiter les céréales et le soja, il y en avait plus de 2 millions d’hectares dans les années cinquante

Le blé en France. 

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 Nous n’avons pas mentionné les 1,5% en agrocarburant.

Sur un hectare de blé 25000 baguettes. Le blé est l’une des culture les plus difficile a faire en Agriculture biologique, et l’une demandant le plus de traitements, et de plus laisse plus filer les nitrates contrairement a des cultures plus rustiques comme le seigle. Il demande une fumure azotée importante sur un temps très court.

Et les déchets alimentaires ?

C’est une mine d’aliments du bétail, principalement pour les poules et les porcs

Avec 2,3 millions de tonnes pour les grandes surfaces

Avec 1,5 millions de tonnes pour la restauration collective

Avec  1,2 millions de tonnes pour les particuliers

Sans compter les invendus des marchés et des producteurs comme les maraîchers souvent possesseurs de quelques dizaines de poules. Les déchets de cantines ne sont plus autorisés depuis 2002 par les lois européennes. (L’Europe va finir par nous conduire a la misère). Hélas c’est une loi appliquée a la lettre contrairement aux directives nitrates de 1991. Le contraire aurait été mieux.. A supposé que la moitié des déchets soient récupérés pour les cochons et qu’un porc mange 300 kilogrammes d’aliments pour l’engraissement   ce qui peut faire. 2,3 +1,5+1,2=5 millions de tonnes si la moitié est récupérée nous avons la possibilité d’engraisser 2,5*3= 7,5 millions de porcs, rajoutons que le petit lait peut être récupéré, de plus la récupération, le broyage, le conditionnement, la vente , l’acheminement peuvent être source de nombreux emplois.  Les porcs  charcutiers ne seront pas forcements abattus à six mois, l’aliment ne sera pas garanti mais l’aliment coûtera moins cher, nous pouvons imaginer un conditionnement sous forme de croquettes. Evidemment ce recyclage sera proposé en priorité aux titulaire du RSA, les besoins écologiques en particulier le  recyclage sont énormes, il est hors de question que de plus en plus de personnes restent au bord de la route, au besoin une monnaie parallèle peut être créée.

L’autonomie en protéines  pour l’alimentation des animaux d’élevage est une source d’économie importante, l’effet de serre est diminuée, le taux l’humus augmenté, c’est favorable pour l’emploi.



 

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