Internaliser le coût des transports


Il existe des études et des estimations sur les coûts externes  c'est-à-dire non supportés par le propriétaire du vehicule mais supporté par la collectivité, internaliser le coût des transports consiste dans un premier temps a estimer les externalisations ; mot savant pour designer les nuisances dues au bruit , a la pollution, a l’effet de serre, a la congestion du trafic, au coût des accidents. Notons au passage que ces externalisations augmentent le PIB, essence,, tôlerie, dépenses d’hôpital .etc.… 

 D’après le STIF : Organisme évaluant les transports en Ile de France. Le total des externalisations donne plus de quatre milliards d’Euros pour l’Ile de France soit pour être plus parlant 25 milliards de francs soit la valeur du RSA soit plus de la moitié du déficit des retraites a l’horizon 2020.

 

 

 

Bruit

Pollution

Effet de serre

Congestion

Accidents

Voitures

380

751

256

435

1355

Deux roues

91

190

5

 

435

Transports  collectifs

124

37

10

 

81

Les chiffres sont exprimés en millions d’euros

Remarquons le rôle positif des transports en commun, les externalités évités par rapport a l’automobile sont grandes elles peuvent être évaluées et surtout servir a minimiser les déficits de la RATP en rajoutant également les services sociaux (cartes a prix réduits).

 

Pour 100 kilomètres et par voyageur suivant les endroits de l’Ile de France

 

Paris voiture

Moyenne région voiture

Moyenne région transports en commun

Bruit

0,95

0,68

0,52

Pollution

1,87

1,35

0,15

Effet de serre

0,46

0,46

0,04

Congestion

1,05

0,78

 

Accidents

1,82

1,62

0,34

 

 Ce qui nous donne au total : 6,15 euros au 100 kilomètres a Paris en voiture

                                               4,89                                         en banlieue 

                                                1,01                                        en Bus, Tramway, train

,       

 

Il est certain qu’une fois que le meilleur système sera trouvé, taxe spécifique sur l’essence. Pour une petite voiture (voiture à Fabienne) cela fait quand même 1 euros par litre d’essence en ville , d’autre part les personnes assez pauvres venant de loin seront pénalisées. Nous pouvons aussi imaginer un système par carte, une contribution des employeurs, une aide a la location de petits véhicules électriques  alimentés par parking solaire, la mise en place de nouveaux réseaux d’autocars. Nous revenons a la fantastique inégalités entre les revenus, caractéristiques de notre système de libéralisme économique d’après Paul Ariés  dans les années 1970 au USA le revenu moyen des 10 plus gros patrons était de 47 fois le salaire d’un ouvrier de l’automobile de nos jours plus de 2000 fois. Cela peut sembler assez peu vu le nombre d’ouvriers par rapport aux patrons mais un exemple d’une compagnie s’assurance privée ou les calculs montrent que si le directeur ne se contentait que d’un million d’euros par an  le salaire des employés serait de deux cents euros de plus. Il est inadmissible qu’une catégorie d’individus pollue tant et plus (voir livre Hervé Kempt : Comment les riches détruisent la planète)

Le travail d’internalisation des coûts, peut sembler aller contre la philosophie de la décroissance qui consiste à aller contre le tout économique mais c’est indispensable dans un premier temps.

Remarquons que ne sont pas comptés l’entretien des routes, l’énergie grise des voitures c'est-à-dire l’énergie nécessaire a la construction soit l’équivalent de la consommation de trente mille kilomètres, les dégâts humains causés par les mauvaises conditions de travail, les délocalisations abusives, la barbarie de la dictature des actionnaires.

Si nous prenons l’exemple d’un ouvrier avec une vieille R21 diesel le carburant pour 100 kilomètres par semaine : 15 euros par semaine plus les cinq euros d’internalisation, plus l’amortissement ; négligeable,

Si la voiture est plus récente et plus petite, type voiture a Fabienne nous aurons alors 8 a 10 euros d’essence plus 15 euros d’amortissement, plus 3 a 4 d’externalisation (pollution moindre ainsi que l’effet de serre.

l’argent de l’externalisation doit servir a fabriquer ; des petits véhicules électriques, des autocars, des semis remorques aménagés en transport de passagers, des panneaux photovoltaïques, des éoliennes urbaines. Car les services de location de ces petits véhicules vont connaître un grand essor, et la durabilité et la longévité des véhicules sera favorisée,  la fabrication va elle fortement diminuer. L’internalisation doit aussi avoir lieu pour les transports de marchandises. « Plus  c’est loin plus c’est cher » doit peu a peu remplacer : « plus c’est chinois moins c‘est cher »

La généralisation de : « internaliser les externalisations » , en clair les nitrates dans l’eau comme toutes pollutions sont des coûts réels pour les collectivités mais des coûts qui ne sont pas supportés par l’exploitation. Il en est de même pour les aliments du bétail, déforestation pour faire du soja, transport consommation d’énergie pour le transport. Internaliser les coûts, consisterait a rajouter une taxe plus ou moins forte suivant la provenance des produits. Notons la « taxe kilométrique » proposée par le front de gauche qui va dans ce sens.

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