Décroissance et système agro alimentaire

 


 

1 : Agriculture production

 

 Nous allons prendre l’exemple du système agroalimentaire consommant en gros 20 % de l’énergie totale en France. C’est aussi le secteur le premier consommateur d’électricité. Nous allons voir les économies possibles et pourquoi dans ce domaine les années 1950 et 1960 sont un assez bon modèle.

 

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Dans le domaine des exploitations agricoles peuvent commencer les premières économies en premier lieu en agissant sur les engrais azotés, pour mémoire une tonne d’engrais azotés demande mille litres d’équivalent pétrole soit 20000 kilomètres au volant de la voiture de l’amie Fabienne  (EQVF), nous l’avons vu l’agriculture classique demande souvent 500 litres Equivalent pétrole soit 10000 (EQVF), vous commencez a comprendre pourquoi le système agroalimentaire dépense presque deux fois autant d’énergie que l’ensemble des voitures particulières (12%  contre 20%)

 

La clef du changement consiste à l’utilisation massive de légumineuses. Les trèfles en prairie ou en association avec d’autres plantes. Les légumineuses sont capables de capter l’azote de l’air et de remplacer ainsi les engrais azotés en partie.

 

Quelques exemples :

 

La luzerne

 

Les pois

 

Lupins, féveroles, vesce

 

Oleoproteagineux Le soja en est le principal représentant se développant le plus dans l’agriculture biologique mais ils doivent être ensemencés en bactéries symbiotiques spécifiques captant l’azote de l’air. De plus ces légumineuses peuvent remplacer le soja importé de très loin comme l’Argentine, le Brésil ou la Chine.

 

Trois attitudes peuvent être adoptées.

 

-Ne rien faire sauf regarder le pétrole monter c’est la solution néolibérale c’est celle des branquignols qui nous gouvernent (mars 2012), le marché va tout arranger, en effet les agriculteurs ruinés disparaissent et nous sommes alimentés par le tiers monde, tandis que la famine explosera.

 

- Interdire en partie ou en totalité le soja importé, c’est la solution autoritaire avec pour conséquence des représailles portant sur des produits pouvant être durable.

 

- Appliquer la taxe développement durable, et une taxe sur les dégâts causés aux écosystèmes (déforestation) peut être intégrée à l’économie carbone. Les exportations de soja pouvant être remplacées par les produits du commerce équitable et du bois d’œuvre labellisée FSC le bois exploité n’impliquent pas la destruction de la forêt.

 

Les gaspillages sont énormes, les nitrates ne sont pas faciles à retenir car ils ne sont pas retenus par le sol mais la teneur exagérée rends l’eau du robinet impropre à la consommation, elle sera traité grâce a la coûteuse dénitrification  Les eaux des rivières dont la teneur en nitrate augmente régulièrement  depuis 1970 font des pollutions en favorisant les algues vertes en se jetant dans la mer en Bretagne  c’est 18 millions de tonnes de lisier, potentiellement a raison de 4 kilogrammes d’azote par tonne 72 millions de kilogrammes d’azote soit, 72000 tonnes d’azote (un kilo d’azote= 3 litres équivalent pétrole) dont une grande partie se retrouve dans l’eau ce qui donne 216000 tonnes de pétrole a raison de 200000 kilomètres EQVF (équivalent voiture a Fabienne) par tonne cela fait beaucoup de kilomètres reste a savoir qu’elle partie se retrouve dans l’eau nous remarquons qu’elle est de plus en plus importante.

 

Reste la politique de gribouille consistant a faire du méthane avec le lisier pour résoudre le problème des algues vertes, cela résout les pertes énergétiques a raison de 50m3 de biogaz par tonne de lisier produisant 6 Kilowatts par m3  300 kW par m3 de biogaz soit 30 litres d’Equivalent pétrole ou 600 EQVF. Mais le biogaz ne contient pas d’azote il est donc incapable de résoudre le problème des algues vertes, pire méthaniser le lisier n’est pas rentable sans subventions alors que le système en discontinu avec le fumier permet de tirer 250 m3 soit 1500 kW par tonne de fumier soit 150 litres Equivalent Pétrole ou 3000 EQVF il est applicable aussi a la paille, le système discontinu est difficilement conciliable avec une exploitation industrielle donc inintéressant pour les amis milliardaires du président. Certes ceux qui on adoptés cette solution bien avant l’intervention désastreuse des gouvernants limitent les épandages durant une forte croissance des végétaux a savoir au printemps,ce sont des novateurs. En résumé le biogaz est une technique permettant non seulement l’autonomie énergétique et pouvant permettre a toutes les exploitions de fournir bien plus d’énergie qu’elle n’en consomment mais cette technique ne change en rien le cycle de l’azote, ce sera uniquement le changement des systèmes de cultures qui résoudra le problème des algues vertes,. Espérons que dans quelques semaines nous seront débarrassés de ces Pinocchio incompétents (fin mars 2012).  A mon sens l’agriculture consommant 4% de l’énergie dépensée au stade de la production pourrait être bénéficiaire de 10 a 15 % , autrement dit elle produirait de 10 a 15% de l’énergie et ceci sans compter les forêts (30% du chauffage actuellement fourni par le bois.)


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