Agriculture durable, agriculture biologique

 

La Bretagne est a la pointe du progrès en agriculture dans ce qu’il y a de pire et dans ce qu’il y a de mieux ainsi les chambres d’agricultures de Bretagne ont réalisées des essais en agriculture biologique sur le triticale plus rustique que le blé. Le Désherbage est mécanique avec une herse étrille, 10 tonnes de compost ont été épandus a l’automne et de la fiente de volailles  ou du lisier de vache a raison de 10 mètres cubes environ ou du Guano ou de la poudre de plume et ceci avec un rendement tout a fait correct de 58 quintaux sur la moyenne des essais, des résultats similaires  ont été constatés en suisse en se servant du purin de vache.

 

au stade montaison.

 

Compte tenu des résultats expérimentaux compte tenu du gouffre énergétique que sont les engrais azotés de synthèse seuls les agricultures biologiques, durable et agroécologie incluant la permaculture sont aptes a nourrir le monde. Pour le modèle français notons que la surface en agriculture biologique ne fait que 3,5% de la surface agricole utile et que les fumiers sauf exception (maraîchage en particulier et sous forme de fumier composté) doivent être d’origine biologique. Les lisiers d’élevage hors sol sont strictement interdits dans tous les cas .en agriculture biologique, seul un pourcentage en caillebotis  est autorisé pour les  bovins  Bref les hauts rendements sont compliqués en agriculture biologique pour les céréales et le blé en particulier mais sans cela les rendements sont les même en agriculture biologique actuelle qu’a la fin des années cinquante époque ou la France était presque autonome sur le plan alimentaire en tous les cas bien plus que de nos jours.

 

Les blés biologiques sont payés plus chers et par conséquent la marge est la même qu’en agriculture classique.

 

Encore un bobard : Baisser les pesticides de 50% en 2020 ce n’est possible.

 

L’agriculture intégrée, une agriculture conventionnelle ou encore « le cauchemar de  Sarko »

 

Nous ne sommes plus dans de l’agriculture biologique mais une agriculture classique avec une observation constante ou chaque opération est décidée en fonction d’un seuil y compris les herbicides.

 

Ainsi un comptage des adventices (les mauvaises herbes) est effectué  en février et suivant le nombre, un herbicide est appliqué ou pas.

 

Pour les fongicides à la montaison la présence de rouilles, de seproriose, d’oïdium sont notés.

 

Ainsi 10 taches d’oïdium déclenchent ou pas un traitement.

 

Idem pour les régulateur de croissance  et les insecticides.

 

Les essais conduits par les chambres d’agriculture de Picardie pour un rendement de six quintaux en moins : 87 au lieu de 93. Donnent les résultats suivants.

 

Insecticides :-72%

 

Herbicides :-7

 

Fongicides ;-66%

 

Régulateurs :-98%

 

Azote apportée :-12%

 

6 passages au lieu de 8 , 42 Euros de Marge brute en plus sachant que 400 Euros est une bonne Marge brute et  ceci pour 100 hectares c’est quand même 4200 Euros de plus

 

Marge brute =Prix de vente – les différents charges (fertilisation et produits de traitement),

 

L’agriculture intégrée est facile a mettre en œuvre  et il faut pas attendre jusqu’en 2020 pour diminuer les pesticides de 50% , les obstacles sont de deux ordres.

 

-La formation : Il faut connaître tous les champignons microscopiques : Oïdium, les différentes rouilles, septorioses. d’autant plus que la méthode reste valable pour la betterave, le Colza. C’est assez technique ainsi la rouille brune n’est traitée que si elle atteint les trois dernières feuilles

 

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La rouille jaune est traitée dans tous les cas mais seulement dans les secteurs atteints, elle est moins fréquente en agriculture biologique. Elle peut occasionner jusqu'à – 40% de rendement.

 

rouille-jaune-2.jpg

 

 

 

Ce n’est pas facile

 

-Psychologiques : Malgré les résultats économiques supérieurs les nouvelles méthodes ont du mal a passer, André Pochon n’a pas fait tellement d’adeptes, pour l’agriculture intégrée le fait de se promener  en comptant les minuscules meligèthes sur le colza plutôt que traiter, le fait de perdre quelques quintaux met a mal l’idéologie productiviste. Pourtant cette attitude n’est pas très rationnelle 40 Euros de plus a l’hectare cela donne 4000 euros de plus chaque année.

 

Meligèthes du colza

 

      

 

 images-2.jpg

 

Mais pour cela il faut compter les meligèthes sur les pieds de colza : la question du traitement se pose que si nous trouvons plus de 25 insectes par pieds (ils ne mesurent que quelques millimètres) sur 25 pieds de la même rangée, ensuite la météo va intervenir dans le choix de la décision. S’il fait chaud la décision pourra être reportée. Dans le choix du traitement le choix de l’insecticide le moins rémanent, biodégradable en une journée  mais aussi le moins efficace car il « assomme » la moitié des insectes  et en tue l’autre moitié, ce qui laisse une chance aux prédateurs des méligéthes et permet de passer la période critique sans trop de dégâts.

Cette démarche qui exclut les interventions systématiques demande un grand sens de l’observation et de la réflexion. Et de plus ce qui n’est pas évident de collaborer avec l’agro écosystème. Le principal obstacle est psychologique sans cela l’objectif de 50 % de pesticides en moins serait atteint rapidement, évidemment ces essais ne sont ni repris ni par Bayer ni par Monsanto.

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