Article 10

 

 

L’élevage des poulets en batterie. Nous allons comparer avec des poulets fermiers ou des poulets Label Rouge

Sur le plan écologique : Poulets nourris avec du soja OGM de type Soja Roundup Ready c'est-à-dire tolérant au Roundup dont les traces dans la plante se retrouvent dans le poulet et dans l’homme qui mange le poulet. L’OGM permet la monoculture de cette culture très rentable, sans OGM la monoculture est difficile en raison d’envahissement par les mauvaises herbes, en culture classique nous ne pouvons semer plus de deux fois de suite dans la même parcelle, cette monoculture a des conséquences néfastes sur les sols exploité par la même plante a la même profondeur, le soja laisse de l’azote mais quelle culture en profite ?. Autant l’assolement Maïs soja est bénéfique autant la monoculture détruit les sols. Notons également la perte d’humus et au final le rejet de gaz carbonique si cette culture remplace des forêts ou des prairies.

Le camp de concentration pour poulets demande également de nombreux traitements antibiotiques.

Le poulet fermier même s’il n’est  pas parfait demandent une part importante de l’alimentation produite sur place avec beaucoup moins de conséquences négatives voir des conséquences positives si le poulailler est intégré dans une exploitation biologique en particulier pour la fumure azotée des céréales.

Sur le plan social : Les poulets en batterie représentent 80 % de la production mais moins de 50 % du nombre d’exploitations et ce sont souvent des poulets exportés. Ou dans des plats préparés loin du lieu de production.

Sur le plan économique : Malheureusement et heureusement la filière est en train de sombrer avec l’abandon des aides a l’exportation par la PAC (politique agricole commune). Les poulets « Doux » . Voici un article édifiant sur Le monde.fr

l'industrie de la volaille reste fragile

 

Le tribunal de commerce de Quimper a tranché. Le volailler Doux va sortir du redressement judiciaire et poursuivre son activité. Sans surprise, les juges ont approuvé, vendredi 29 novembre, le plan de continuation présenté par l'entreprise bretonne, désormais aux mains du financier Didier Calmels. Pour autant, Doux reste fragile, à l'image, d'ailleurs, de l'ensemble de l'industrie de la volaille française.

Même si le siège de Doux est toujours à Châteaulin, dans le Finistère, le volailler a considérablement changé de physionomie, depuis son retentissant dépôt de bilan en juin 2012. Charles Doux, qui a développé l'entreprise qui porte son nom et a tout fait pendant des années pour être seul maître à bord, a, finalement, dû céder les clés des poulaillers. Sa famille, qui détenait 80 % du capital n'en possédera plus que 22,5 % selon le schéma de reprise présenté devant le tribunal. L'actionnaire majoritaire, avec 52,5% des parts, n'est autre que D&P Finance, la holding patrimoniale de M. Calmels.

L'homme d'affaires, spécialiste du retournement d'entreprise, est arrivé à point nommé, début 2013, pour emporter la mise. Le principal créancier, la banque Barclays, ne souhaitait qu'une chose : se défaire de sa dette de 142 millions d'euros. Il l'aurait cédée pour 21 millions d'euros.

PRÈS DE 80% DE L'ACTIVITÉ SE FAIT À L'EXPORT

Le gouvernement voyait d'un œil favorable l'arrivée d'un « sauveur ». Surtout, l'entreprise était déjà restructurée. Le tribunal de Quimper avait, en effet, mis en liquidation, en août 2012, le pôle frais de Doux, structurellement déficitaire. Les concurrents du volailler breton, LDC, Terrena, Glon Sanders (Sofiprotéol) et Duc se sont partagé les morceaux. Cela s'est traduit par un millier de licenciements.

La société reprise par M. Calmels est désormais recentrée sur deux pôles d'activité, le poulet congelé destiné à l'exportation sous la marque Doux et les produits élaborés vendus sous marque Père Dodu. Dans ce nouveau périmètre, l'entreprise, dont la dette est passée de 330 à 80 millions d'euros, emploie 2100 salariés dont 1700 en CDI. Elle devrait dépasser les 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013.

Près de 80% de l'activité se fait à l'export, en particulier au Moyen-Orient. D'où l'entrée au capital de Doux de son principal client, le saoudien Almunajem. Selon l'accord signé lundi 25 novembre, la veille de l'audience au tribunal, Almunajem devrait convertir sa créance de 10 millions d'euros et détenir 25% des parts du volailler. Mais le saoudien a demandé un délai pour vérifier l'état des dettes brésiliennes de Doux. Son entrée au capital ne devrait donc être effective que fin février ou début mars 2014.

UNE ENVELOPPE D'AIDE SUPPLÉMENTAIRE

Reste au « nouveau Doux », dirigé par le manager de crise Arnaud Marion, associé à Martin Calmels, fils de Didier Calmels, et à Jean-Charles Doux, fils de Charles Doux, à prouver sa viabilité. L'arrêt, prononcé cet été, des « restitutions », soutien de Bruxelles aux exportations de poulets, qui lui ont rapporté près de 50 millions d'euros en 2012, rend l'exercice plus délicat. D'autant que la concurrence des géants brésiliens profitant d'un réal dévalué face à un euro fort s'exacerbe.

Mais l'exercice est encore plus délicat, pour le principal concurrent de Doux, également finistérien, Tilly-Sabco. Sorti de redressement judiciaire en 2008, il est à 95% dépendant de l'activité d'export de poulets congelés. Un temps, son patron, Daniel Sauvaget, a espéré croquer l'activité export de Doux à la barre du tribunal. Sans succès. Depuis, il a tenté de proposer une alliance à son grand rival, que ce dernier a immédiatement rejetée.

Avec ses salariés, M. Sauvaget a rejoint la fronde des « bonnets rouges » bretons pour demander l'aide du gouvernement, menaçant de suspendre l'activité de son abattoir dès janvier 2014. Stéphane Le Foll, le ministre de l'agriculture, est allé défendre un projet de soutien à la filière volaille export à Bruxelles. Il a obtenu le feu vert pour le déblocage d'une enveloppe d'aide supplémentaire de 15 millions d'euros qui sera versée aux éleveurs en 2014. Un soutien qui bénéficiera également à Doux.

LA RECOMPOSITION DU SECTEUR EST LOIN D'ÊTRE TERMINÉE

Il n'empêche. Même si M. Sauvaget a déclaré qu'il ne mettrait pas sa menace à exécution, il est toujours à la recherche de partenaires pour éviter la liquidation. La recomposition du secteur de la volaille en France est donc loin d'être terminée. D'autant, qu'hormis le sarthois LDC, la plupart des entreprises du secteur sont à la peine.

Ainsi, Duc a creusé ses pertes en 2012 et cherche à restaurer ses marges. Il souhaiterait trouver des soutiens industriels ou financiers. Un temps, il s'est rapproché de Glon Sanders. Ils ont fait une offre de reprise commune de deux sites de Doux. Duc s'est retiré de la société commune en octobre tirant un trait sur tout autre projet d'avenir conjoint. Depuis, Glon a annoncé la fermeture de l'abattoir de Boynes (Loiret) qui emploie 80 salariés, un an après sa reprise.

La chute des prix, due à la pression des concurrents brésiliens, hollandais, belges ou allemands, et la hausse du prix des aliments concourent à plonger les industriels français de la volaille dans la crise. Même si le prix des céréales a un peu décru depuis le printemps, le coût du soja reste élevé.

UNE ACTIVITÉ PARMI D'AUTRES

Quant au marché français de la volaille, il est stable. Beaucoup d'acteurs souffrent, mais il est difficile d'avoir des chiffres, car contrairement à Doux, Duc ou Tilly Sabco dont c'est la spécialité, le poulet n'est qu'une activité parmi d'autres pour les autres intervenants.

Ainsi Gastronome appartient à la coopérative Terrena, Ronsard à Triskalia ou Secoué à Agrial. Les lignes risquent de bouger entre tous ces acteurs qui produisent globalement 2 millions de poulets label et 13 millions de poulets standard, dont 5 millions pour l'export Sachant que 4 poulets consommés sur 10 en France sont importés. Les industries agroalimentaires et la restauration collective étant les plus friands de cette volaille à bas coût.

Dans ce contexte déjà tendu, l'officialisation d'une enquête menée par l'Autorité de la concurrence pour entente sur les prix à la suite d'une procédure datant de 2007, tombe au plus mal. Tous les intervenants sont concernés, au premier rang desquels, le numéro un du secteur, LDC.

FIN

 

Cet article édifiant nous montre que les mêmes personnes qui demandent « des baisses de charges »  et l’application du libéralisme  pur et dur sont les mêmes qui demandent des subventions publiques. Ce qui est le plus inquiétant c’est la main mise des financiers, qui a terme vont prendre les subventions et délocaliser. Les mêmes subventions mise dans une filière biologique et pourquoi pas sous forme de coupons d’achat pour les moins fortunés auraient été plus bénéfique plus localisés et plus durables. Que subventionne-t-on ?. Le Soja OGM au Brésil., la déforestation, des mauvaises conditions d’élevage, des mauvaises conditions de travail, la pollution par le lisier ?. En plus d’engraisser les financiers. L’Etat doit choisir et taxer ce qui n’est pas souhaitable et subventionner ce qui est durable et qui bien souvent permet de relocaliser. Nous sommes un opposant convaincu de l’Europe libérale mais avec l’abandon des subventions à l’exportation pour les poulets Doux (le principal bénéficiaire)  nous pouvons lui donner un bon  point.

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