Il n’y a pas que les cochons,

 

Quelques chiffres

Surface prise par la culture de soja par habitant : 478 mètres carrés alimentation animale essentiellement

Surface prise par le lait fromages : 54 m2

Surface prise par la consommation directe de soja : 18 m2

Surface prise par la viande : 386 m2

Surface production d’œufs : 20 m2

Nous imaginons l’amie Fabienne : « Je vous l’avez bien dit, la viande ce n’est pas bon ».

Nous remarquons aussi que la production française de soja couvre la production humaine et qu’elle est très recherchée en particulier par les chinois car elle est  non OGM.

La consommation de tourteaux de soja pour les différents secteurs dans les différents secteurs.

Volailles de chair : 32%

Bovins laitiers : 29%

Porcs : 15%

Bovins viande : 15%

Poules pondeuses : 8,5%

Lapins, ovins, caprins, chevaux : 8,5%

 

 

Les alternatives

 

Bovins

Volailles

Porcins

Tourteau de Colza

+++

-

++

Tourteau de tournesol

++

+

-

Pois protéagineux

++

++

+++

Féverole

+++

++

++

Lupin blanc

+++

+

+

Luzerne déshydratée

+++

+

+

Légumineuses fourragères

++

-

-

 

Très adapté : +++

Adapté : ++

Possible sous certaines conditions : +

Ne convient pas : -

Ainsi le tournesol est bien sous forme de graines pour les volailles. On peut rajouter un peu de luzerne aux poules car cela donne une couleur jaune aux pattes, et elle améliore le transit intestinal des porcs. Cette plante aux nombreuses vertus est excellente en graines germée, elle porte le nom d’alfalfa qui signifie en arabe « père de toutes les nourritures » le jus de feuille combat l’ostéoporose chez l’homme ainsi que l’anémie. C’est pour cela  qu’elle peut remplacer avantageusement tous le soja utilisé en élevage bovin  la ou sa culture est possible. Pour l’élevage bovin le soja peut être éliminé sauf autoconsommation dans la région Midi Pyrénées. Le tourteau de colza ainsi que la luzerne sont recommandés  pour leur teneur en Omega3. L’herbe doit être la base des bovins viandes les habitudes américaines, soja OGM, ensilage Maïs devront progressivement être prohibées car le coût environnemental est beaucoup trop lourd pour une viande de mauvaise qualité en plus. Avec l’augmentation du prix du soja, les frais énergétiques, les frais de mécanisation, il n’est même plus sur que ce mode d’élevage soit rentable économiquement,  A notre avis le rôle de l’état sera de le rendre de moins en moins rentable, avec le retour de la loi Voynet par exemple, ou une taxe kilométrique sur les produits, ou l’abandon des aides PAC au profit de la prairie. Cette politique devra être bien expliquée au départ, il y aura des manifestations, mais a terme les agriculteurs finiront par comprendre qu’il s’agira de « travailler moins pour gagner plus » et que leur situation débouche sur un plus contrairement aux ouvriers de Mittal.

Reste le plus gros consommateur de soja : les poulets.  

Ce n’est pas possible de faire autrement dit-on. Nous pensons que le remède doit passer  par un élevage plus extensif. A quoi bon détruire la forêt amazonienne pour faire des poulets qui ne voient jamais le jour entassés a vingt trois au mètre carré et prés en moins cinquante jours. De plus la viande est tellement insipide qu’elle rentre dans la composition des plats préparés ou alors elle est vendue en morceaux, de plus ce sont  des  élevage hors sol. Ces élevages sont condamnés. Comme pour le porc nous pensons que seuls les poulets fermiers et /ou biologiques devraient être autorisés : le chargement plus est deux fois moindre, les poules sortent 80 % de l’alimentation vient de l’exploitation ce qui limite l’effet hors sol. Et de plus les poulets sortent et on même jusqu'à 10 mètres carrés de surface disponible, ou ils peuvent picorer herbes et insectes. De plus les poules peuvent être des auxiliaires du maraîcher en mangeant tout  ce qui n’est pas vendu, entre deux cultures  ce sont des gros consommateurs de limaces. L’association poules verger est très bénéfique car elle diminue les pesticides de façon considérable, comment : Ils mangent les larves de mouche des fruits et de carpocapse avant qu’il ne se transforme en mouche ou en

Papillon

 

Larve de carpocapse

carpocapse-pomme.jpg 

 

Les poules mangent les pommes et les larves qui ainsi ne deviennent pas des cocons puis des papillons, puis de nouveau des larves, de plus elles brassent les feuilles.

Nous pensons qu’une partie des poules pourraient se nourrir avec ce qui est jeté en nourriture. a savoir :

-2,4 millions de tonnes pour la grande distribution

-1,5 millions de tonnes pour la restauration collective

-1,2 millions de  tonnes pour les particuliers.

Les poulets trouveraient de quoi se nourrir avec le pain, les fruits et légumes.  DE plus nous prédisons le probable retour des tickets de rationnement pour la viande quand l’énergie va  devenir de plus en plus chère.

Dans les années quatre vingt l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) produisait des poulets 1,5 Kg en 45 jours avec 30% de pois fourrager dans la ration ce qui est beaucoup plus rapide que le  poulet fermier demandant presque deux fois plus de temps et nourris a 80% des céréales de la ferme puis le reste avec un mélange qui peut être soja Européen ou de pois , graines de tournesol, graines de colza , mais un peu de chènevis (graines de chanvre) graine de lin, un peu de luzerne produisent un poulet fermier ou des œufs exceptionnels pour la santé et la teneur en Omega3. Nous remarquons que ces produits ne bénéficient pas des mêmes fonds public que l’entreprise Doux mise a bas par le protectionnisme Brésilien et l’augmentation des matières premières.

A la question : est-il possible de se passer du soja OGM pour l’alimentation des poulets c’est non seulement possible mais plus que souhaitable. Surtout que la France importe des poulets fermiers  pour 40% d’entre eux et exporte les poulets en batteries.

Voici un article de France TV info qui montre la catastrophe du monde du poulet ainsi que la celle de la mondialisation.

"Tout le modèle est à revoir parce que c'est quand même un gaspillage d'argent public." Contacté par francetv info, l'économiste Jacques Berthelot a des mots très durs envers les géants français de la volaille. En vertu des accords de la Politique agricole commune (PAC), ceux-ci reçoivent des subventions européennes pour écouler leur production à l'étranger. En Bretagne, les volaillers Tilly-Sabco et Doux captent ainsi des millions d'euros chaque année, qui leur permettent de subsister dans un marché mondial sans pitié. 

Or, cette manne pourrait se tarir : selon Europe 1, l'Union européenne va diviser par deux les subventions accordées à l'exportation des poulets congelés. Une activité tout à fait stratégique pour Doux.

Plusieurs observateurs accusent ces entreprises de tout miser sur ces aides européennes. En 2011, Doux a reçu la somme record de 55 millions d'euros. L'ensemble de son pôle frais a été mis en liquidation et un millier d'emplois vont être supprimés. Mais si la décision de l'UE se confirme, ce sont 5 000 autres emplois qui seraient en danger en Bretagne, selon Ouest-France.

Francetv info revient sur ces aides aux industries agroalimentaires.

Doux misait sur l'exportation au Moyen-Orient

Premier bénéficiaire des subventions. Lorsqu'une entreprise de volailles vend ses produits à l'étranger, la PAC lui verse des indemnités, censées compenser son handicap sur les cours mondiaux. En 2011, le groupe Doux a reçu 55 millions d'euros de subventions à l'exportation sous forme de "restitutions", ce qui fait du volailler le premier bénéficiaire d'aides agricoles en France. Selon Europe 1, la filière pourrait perdre 25 millions d'euros si l'Union européenne divise les aides.

Formule gagnante. L'entreprise a pris d'assaut le marché du Moyen-Orient. Les exportations y ont ainsi augmenté de 12% sur la seule année 2010. Aujourd'hui, Doux vend davantage de poulets aux Emirats arabes unis qu'en France. Cette destination lui permet de récupérer 217 euros de subventions par tonne (ce chiffre passera à 108 euros si l'UE divise les aides), selon les tarifs de restitution mis en place en octobre 2012.

Mais dans le même temps, les coûts de production au Brésil par exemple ont augmenté, avec la hausse des cours des céréales et des salaires. Si bien que Doux devient de plus en plus compétitif et que les restitutions semblent de moins en moins justifiées. Certains observateurs accusent le volailler d'accaparer des fonds issus des contribuables européens, à l'image des écologistes, qui dénoncent un "modèle agro-industriel" subventionné par l'argent public. 

L'export, depuis toujours. Rien de nouveau sous le soleil, puisque cette tendance à l'export remonte aux années 1970"Avec les prix garantis et les douanes, les prix agricoles à l'intérieur de l'Europe étaient plus élevés que sur les marchés mondiaux. Pour compenser ce fossé, l'Europe a donc versé des aides directes aux entreprises. La volaille fait partie de ces secteurs aidés", explique Samuel Féret, du groupe PAC 2013, un collectif d'organisations environnementales qui milite pour une meilleure distribution des aides. Selon lui, "le groupe Doux a donc fondé son modèle économique sur les aides européennes". Dès cette période, le Breton met le cap sur le Moyen-Orient. Charles Doux déclare alors que les poulets Doux y sont aussi connus que le Coca-Cola, comme le rappelle Le Figaro.

Le redressement judiciaire a relancé le débat

Le paquet sur le congelé subventionné. Placé en redressement judiciaire le 1er juin 2012, à cause d'un déficit de 430 millions d'euros, le groupe Doux a choisi de se recentrer sur le pôle congelé, dont l'intégralité est destinée à l'exportation et pourrait souffrir de la diminution des subventions. Rien d'étonnant, selon le représentant CFDT Jean-Luc Guillart, puisque "le groupe a toujours fait ça. Il s'est positionné sur les poulets congelés avec les restitutions européennes". 

Le conseiller régional EE-LV de Bretagne, René Louail, est du même avis : "L'objectif du groupe est de produire un produit hautement subventionné. S'il s'est accroché comme un lion à l'export, c'est pour les subventions !" La direction n'a d'ailleurs jamais caché que le secteur des exportations était "très rentable". Le site de Châteaulin (Finistère) est décrit en interne comme une "arme de guerre" et "un bijou", capable de produire 500 000 poulets par jour.

Le frais pas rentable. "Il n'y a pas d'effet d'aubaine [lié aux aides européennes]. Nous bénéficions de mécanismes, nous nous y plions et nous prenons le meilleur, comme toutes les entreprises", explique-t-on chez Doux à francetv info. Dans le même temps, le volailler a placé en liquidation l'intégralité de son pôle frais, dont la production est destinée à la France et qui n'ouvre pas de subventions. Un millier d'emplois seront supprimés et trois sites sont d'ores et déjà fermés. La direction se défend de tout opportunisme et rappelle que la filière perdait chaque année entre 20 et 30 millions d'euros. René Louail, lui, dénonce un "comportement aveugle qui vise à récupérer de l'argent public". 

Pourquoi cette dépendance aux aides est dangereuse

La France veut le statu quo. Au fil des mois, le montant des restitutions se réduit comme peau de chagrin. Fixées à 325 euros la tonne en avril, elles ont été rabaissées à 217 euros en octobre, ce qui représentait déjà un manque à gagner de 20 millions d'euros pour l'entreprise, selon nos informations, et pourraient donc passer à 108 euros la tonne. "La direction nous a dit qu'elle avait budgétisé l'impact éventuel de la diminution des restitutions pour 2013", expliquait Jean-Luc Guillart, de la CFDT fin 2012. Mais cela n'a pas gommé toutes les inquiétudes. L'économiste Jacques Berthelot est assez pessimiste. "Sans ces aides, le groupe ne pourrait pas exporter. Cette stratégie est donc dangereuse. Doux pense que ces restitutions vont durer, mais si elles sont coupées, le groupe produirait alors des poulets qui ne conviennent pas au marché européen." 

Faut-il sauver Doux ? La France est le premier producteur de poulets d'Europe. Mais leur qualité ne convient pas au marché français et l'Hexagone doit ainsi importer 40% de ses besoins, la plupart du temps... d'autres pays de l'Union européenne. L'économiste Jacques Berthelot a ainsi dénoncé (PDF) à de nombreuses reprises une "absurdité économique". Certains syndicats s'étonnent que l'Europe continue de subventionner une entreprise qui licencie. "Il y a un effet pervers. Quand une entreprise touche des restitutions, elle devrait avoir l'obligation de ne pas licencier", déplore Jean-Luc Guillart. 

Des subventions contestées ? D'autant que les subventions ne sont pas du goût de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "Si des pays comme le Brésil ou la Thaïlande estiment que cela leur porte un grave préjudice, elles pourraient déposer un recours", explique Jacques Berthelot. "La Chine a instauré des droits compensateurs en 2010 sur les importations de poulets venant des Etats-Unis, avec l'argument que les poulets américains étaient fortement subventionnés par les aliments du bétail, comme le maïs. Cela pourrait tout à fait s'appliquer à l'Europe."

Fabien Magnenou

 

 

 

 

 

Nous finirons par un article pris sur le site de José Bove

www.jose-bove.eu/?p=1401

 

Subventions agricoles : le Hold-Up de l’entreprise DOUX continue

Publié le 3 mai 2012 dans Agenda Agriculture

En rachetant en 1998, le groupe brésilien FRANGOSUL, leader de la volaille en Amérique du sud, les dirigeants de DOUX, se lançaient dans une stratégie globale de délocalisation. Leur décision mettait sur la paille un nombre considérable d’éleveurs et de salariés. Depuis, DOUX a accumulé les revers de l’autre côté de l’Atlantique et devrait finalement être racheté par le géant de la viande brésilien JSB.

Le groupe DOUX a néanmoins reçu entre octobre 2010 et octobre 2011 près de 55 millions de subventions européennes pour l’épauler dans sa quête de marchés mondiaux. DOUX arrive une nouvelle fois en tête des bénéficiaires des aides des contribuables.

Pour rappel, l’ensemble des agriculteurs de la région Bretagne se sont partagé une enveloppe de 600 millions d’euros.

Pour René Louail – Conseiller régional EELV membre de la Commission économie du Conseil régional de Bretagne

« Pour la 17ième année consécutive, depuis les accords de Marrakech, l’ogre de Chateaulin Charles Doux, puise légalement, avec la complicité des gouvernements successifs et de la commission européenne 10% de l’enveloppe PAC destinée à la Bretagne, en toute impunité.

Avec ces aides il a asphyxié économiquement des milliers d’éleveurs et de salariés ici, fermer des abattoirs et délocalisé au Brésil. Ses exportations coûteuses ont ruiné des milliers de familles paysannes dans des dizaines de pays du sud. Bilan 430 millions de dettes et l’état une nouvelle fois au pied du mur. Jusqu’où ce holdup va-t-il continuer ?

Pour José Bové – Député européen, Vice Président de la Commission de l’Agriculture et du Développement rural au Parlement européen.

«En pleine discussion sur la réforme de la Politique Agricole Commune, je suis consterné par le gaspillage insensé de l’argent public qui a soutenu a bout de bras depuis quarante ans une agro-industrie destructrice d’emploi, polluante et économiquement inefficace et qui continue année après année comme si de rien n’était.

Le seul avantage comparatif d’entreprises comme DOUX c’est la capacité de leurs dirigeants à capter les subventions publiques.

L’Europe doit relocaliser ses productions, miser sur les produits de qualité, et accompagner le développement de circuits courts. Le prochain ministre de l’Agriculture devra défendre à Bruxelles les intérêts d’une agriculture familiale qui irrigue les zones rurales, renforce l’économie de nos territoires et maintien les emplois. »

José Bové sera en meeting public avec René Louail – candidat aux élections législatives le 17 mai à Saint Mailleux Centre Bretagne à 15h30 et à Laurelan à 20h30

Il est évident que les subventions a l’exportation sont une plaie dans le cas de Doux, les subventions servent a licencier, encore une fois les taxes au bilan d’azote déficitaire ainsi qu’une préférence pour les produits régionaux ainsi qu’une taxe kilométrique seraient les bienvenus. 

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