Qui va s’attaquer a la dépendance aux protéines exportées.

 

Examinons les chiffres du CETIOM Centre Technique Interprofessionnel des oléagineux

Consommation apparente de tourteaux (production + importation - exportations)

schema1.doc schema1.doc

• En année civile
• En 1000 tonnes

 

1973

1981

1986

1991

1996

2001

2003

2004

2005

2006

2007

2008

SOJA

1529

3691

4207

3562

3725

4785

5124

4444

4731

4193

4482

4590

COLZA

233

225

393

716

789

941

1048

1190

1502

1602

1693

2136

TOURNESOL

94

143

444

700

891

831

858

757

679

707

650

610

Sous-total

1856

4059

5044

4978

5405

6557

7030

6391

6912

6502

6825

7336

ARACHIDE

408

97

105

238

141

130

44

28

5

56

56

10

COPRAH/PALMISTE

46

13

8

40

46

78

114

132

154

152

125

156

LIN

114

82

101

128

81

127

130

116

120

120

130

127

AUTRES

52

19

24

71

148

45

20

9

7

13

15

40

TOTAL

2476

4270

5282

5455

5821

6937

7338

6675

7198

6844

7150

7669

Source : Huileries de Franc

Nous remarquons la quantité invraisemblable de tourteaux multipliés par plus de 2,5 depuis 1973. Pourtant 1973 ce n’est pas le moyen age.

1970

2008

Viandes

77,6 kg

Viandes

94,5 kg

Lait

95 litres

Lait

51,5 litres

Fromages

13,8 kg

Fromages

18,6 Kg

Yaourts

8,6 kg

Yaourts

21,6 kg

 

Ce sont des quantités indiquées en kilogrammes ou litres par habitant et par an ,si l’alimentation des animaux  avait été la même qu’en 1973  ce n’est pas 7 millions de tonnes de tourteaux nécessaire mais environ 3 millions . Le  colza en assurerait alors une grande partie et ce n’est pas l’agriculture de grand père. Un plan protéine est urgent, il devrait même être cause nationale et mériterait de ne pas être porté que par le seul ministre de l’agriculture.

Le principe est de favoriser ce que l’on veut et de taxer ce qui n’est pas souhaitable.

1)      Mieux repartir les aides de la PAC : Remarquons que le maïs est subventionné et même le maïs ensilage moins pour le blé mais plus pour l’herbe dit André Pochon , les éleveurs de la FNSEA applaudissent et les céréaliers du même syndicat sont mécontents, André est content d’avoir mis « le bazar ». Avec des cours mondiaux au plus haut et les 120 euros par hectare de la PAC le céréalier de la Beauce fait 5000 a 6000 euros net par mois alors que son collègue éleveur qui ne peut aller ni a Megève ni sur  la côte d’azur peine a atteindre le SMIC et souvent même le RSA avec la montée des cours des céréales. Mais attention Megève et la Cote d’azur en raison des fluctuations des cours font partie désormais des images d’Epinal, l’exploitant met de coté. 

2)       Prime de deux cents Euros par hectare pour chaque culture de légumineuses Luzerne, Sainfoin, Pois, Féverole, ainsi que prairie temporaire a base de trèfle. Ce qui aura pour effet de stabiliser le revenu des céréaliers ainsi que d’améliorer les terres, prix plus stables pour les éleveurs.

3)      Interdiction de l’importation du soja OGM, Interdiction de l’élevage sur lisier sauf une petite partie en élevage biologique en particulier le lisier de poule. 50% de l’alimentation doit être régionale, 80% de la CEE. Accès obligatoire a l’air libre. Cahier des charges porc Fermier Label rouge sur paille. Abandon de l’interdiction d’utiliser des déchets de cantine ou restaurant pour nourrir les porcs soit disant pour des raisons sanitaires, alors que « les tambouilles chinoises » aux ingrédients inconnus sont autorisés.

4)      De fortes oppositions sont a prévoir au début, peut être que le « gars Stéphane » (Le Foll) sera obligé de changer de domicile, mais la clef de la réussite sera le doublement du prix de carcasse avec un prix minimum de trois euros.

5)      Le porc a bas prix coûte en réalité très cher a la collectivité est a l’environnement.

-          Destruction de la forêt amazonienne remplacée par du soja OGM, provoquant chômage, désolation et a terme destruction des sols fragiles. Enorme énergie dépensée dans le transport en camions.

-          Perte jusqu'à 400 kg par hectare d’azote par le lisier, l’équivalent en azote synthétique demande 1200 litres de pétrole, sans compter la potasse et le phosphore (risque de pénurie)

-          Traitement des eaux de consommation trop riches en azote, usines de dénitrification  rejetant un oxyde  d’azote qui est un puissant gaz a effet de serre.  

-          Traitement des algues vertes 70.000 m3 par an.

-          Conditions de travail déplorables, au dessus d’une fosse  a lisier. Demande d’ouvriers roumains pour concurrencer l’Allemagne, destruction de main d’œuvre.

-          Pratiques frauduleuses avec des traiders cherchant des aliments a bas coût : provenance et composition évidemment inconnus.  

 

6)      Pour moins de deux euros de plus au kilogramme y il a possibilité de porc nourris localement en plein air ou semi plein air, élevage sur paille et si les prairies reviennent en quelques années la teneur en nitrate de l’eau sera inférieure a 10 grammes par litre d’eau malgré un important chargement en cheptel : 3 porcs pour 1 habitant en Bretagne soit  plus de 6 millions produits  par an.    plus de 70 millions de volailles.

Même si l’état finance la mise aux normes, c’est a dire la remise sur paille  (et/ou les collectivités locales) des porcheries il ou elles économiseront de l’argent.

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